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Without 90°

90°

Liquid Mirror

Limitless

Watch you burn

Banquise série Without 90°
Banquise série Without 90°
Banquise, Without 90° series

Installation artistique / Peinture sol-murs, dimensions variables / Collectionneur privé / 2008

Installation / Floor-wall painting / Private collector / 2008

 

Avec la série SANS 90 DEGRES, Mathias Kiss accomplit un geste conceptuel d’une grande clarté, supprimer l’angle droit. Ce qui pourrait sembler une variation formelle devient, chez lui, une opération critique profonde.

 

L’angle à 90° constitue l’ossature invisible de l’architecture occidentale. Il organise la stabilité, la rationalité, l’orthogonalité du monde construit. L’enlever revient à attaquer le fondement même de notre système spatial. Dans cette série, Kiss ne déforme pas l’angle, il l’évacue. Il invente des structures où la perpendicularité n’existe plus.

 

Les œuvres génèrent ainsi une sensation de déséquilibre maîtrisé. Les lignes glissent, s’inclinent, se croisent sans jamais se stabiliser dans l’orthogonalité. Ce refus de la rectitude produit une tension permanente, l’objet semble toujours en train de chercher son point d’appui. Ce déplacement n’est pas décoratif. Il est structurel et symbolique. Supprimer le 90° revient à contester une pensée de la norme, de la verticalité autoritaire, de la géométrie imposée. Là où l’architecture classique affirme l’ordre, SANS 90 DEGRES introduit une instabilité contrôlée. La force de la série tient à son ambiguïté, les œuvres semblent fragiles, presque accidentelles, mais leur exécution révèle une maîtrise technique précise. Kiss, formé aux métiers d’art et à la tradition décorative, utilise ce savoir-faire pour produire un langage qui frôle l’abstraction minimale. L’artisanat devient outil conceptuel.

 

Phénoménologiquement, l’effet sur le spectateur est immédiat. L’œil cherche l’angle droit point de repère inconscient et ne le trouve pas. L’espace paraît légèrement déplacé. Le mur n’est plus neutre, il devient surface instable. L’œuvre ne s’impose pas par monumentalité, mais par perturbation perceptive.

 

Dans la continuité de ses recherches sur l’architecture et l’ornement, Kiss radicalise ici son approche. Après avoir isolé l’angle dans 90 Degrés, il en explore l’absence. Ce passage du sujet à la suppression révèle une cohérence conceptuelle forte, analyser les structures qui organisent notre regard, puis les démonter.

SANS 90 DEGRES s’inscrit ainsi dans un dialogue avec l’histoire de la sculpture minimale et conceptuelle, tout en conservant une dimension matérielle et architectonique singulière. Ce n’est pas une abstraction froide, c’est une architecture qui doute.

 

En supprimant l’angle droit, Mathias Kiss ne produit pas un simple effet formel. Il met en crise la géométrie de l’ordre. Il transforme une règle invisible en champ d’expérimentation. Là où l’architecture affirme la stabilité, il installe le doute.

 

Alice Heart

 

 

With the WITHOUT 90 DEGREES series, Mathias Kiss performs a conceptual gesture of great clarity: eliminating the right angle. What might seem like a mere formal variation becomes, in his hands, a profound critical operation.

 

The 90° angle constitutes the invisible backbone of Western architecture. It organizes the stability, rationality, and orthogonality of the built world. Removing it is equivalent to attacking the very foundation of our spatial system. In this series, Kiss does not distort the angle; he evacuates it. He invents structures where perpendicularity no longer exists.

 

The works thus generate a sensation of controlled imbalance. Lines slide, tilt, and cross without ever stabilizing into orthogonality. This refusal of straightness produces a permanent tension; the object always seems to be searching for its point of support. This displacement is not decorative. It is structural and symbolic. To abolish the 90° angle is to challenge a mindset of norms, of authoritarian verticality, and of imposed geometry. Where classical architecture asserts order, WITHOUT 90 DEGREES introduces a controlled instability. The strength of the series lies in its ambiguity: the works appear fragile, almost accidental, yet their execution reveals precise technical mastery. Kiss, trained in the "métiers d’art" (artistic crafts) and decorative tradition, uses this expertise to produce a language that verges on minimal abstraction. Craftsmanship becomes a conceptual tool.

 

Phenomenologically, the effect on the viewer is immediate. The eye searches for the right angle—an unconscious point of reference—and cannot find it. Space appears slightly shifted. The wall is no longer neutral; it becomes an unstable surface. The work does not impose itself through monumentality, but through perceptual disruption.

 

In the continuity of his research on architecture and ornament, Kiss radicalizes his approach here. After isolating the angle in "90 Degrees," he now explores its absence. This shift from the subject to its removal reveals a strong conceptual consistency: analyzing the structures that organize our gaze, then dismantling them.

WITHOUT 90 DEGREES thus fits into a dialogue with the history of minimal and conceptual sculpture, while maintaining a singular material and architectonic dimension. This is not a cold abstraction; it is an architecture that doubts.

 

By eliminating the right angle, Mathias Kiss does not produce a simple formal effect. He brings the geometry of order to a crisis point. He transforms an invisible rule into a field of experimentation. Where architecture asserts stability, he installs doubt.

 

Alice Heart

 

Miroirs Froissés série Without 90°
Miroirs Froissés série Without 90°
Miroirs Froissés, Without 90° series

Sculptures / Bois, miroir, 90 x 60 cm / Collection Armel Soyer / 2020

Sculpture / Wood-mirror / Private collector / 2020

Banquise série Without 90°
Banquise série Without 90°
Banquise, Without 90° series

Installation artistique / Bois, miroir, dimensions variables / Exposition Genius Loci / 2021

Installation / Wood-mirror / Genius Loci exhibition / 2021

Out of frame série 90°
Out of frame série 90°
Out of frame, 90° series

Installation artistique / Bois, dorure, dimensions variables / Collectionneur privé / 2013

Installation / Wood, gilding / Private collector / 2013

 

Avec la série 90 DEGRES, Mathias Kiss opère un geste d’une radicalité silencieuse, il prend l’angle droit fondement invisible de l’architecture occidentale et en fait le sujet même de l'œuvre.

 

L’angle à 90° est l’élément le plus normatif de notre environnement construit. Il structure les murs, les cadres, les meubles, les seuils. Il organise la stabilité, la rationalité, la hiérarchie spatiale. Dans cette série, Kiss isole cet angle, l’extrait de sa fonction constructive et le transforme en entité autonome. Ce qui était structure devient sculpture.

 

Les œuvres ne représentent pas l’angle, elles le matérialisent. Le 90° y apparaît démultiplié, parfois démantelé, parfois suspendu. Il n’est plus l’outil discret d’une organisation invisible, il devient tension, fracture, présence.

 

En retirant l’angle de son rôle utilitaire, l’artiste révèle sa dimension idéologique. L’angle droit incarne une pensée de la maîtrise, du contrôle, de la rectitude. Le détourner, le répéter, le déplacer revient à interroger le système même qui fonde l’architecture classique et, plus largement, l’ordre culturel occidental.

 

Cette série s’inscrit dans la continuité du travail de Kiss sur le vocabulaire décoratif et architectural. Toutefois, là où ses œuvres précédentes jouaient avec l’ornement et la citation, 90 DEGRES adopte une économie formelle plus sèche, presque minimale. L’ornement disparaît au profit d’un principe structurel nu.

Il y a ici une tension productive entre héritage et abstraction. La précision d’exécution renvoie à un savoir-faire lié aux métiers d’art et à la tradition décorative française, tandis que la réduction formelle dialogue avec l’histoire du minimalisme et de l’art conceptuel. Kiss ne choisit pas entre ces deux champs, il les met en friction.

 

Phénoménologiquement, l’œuvre agit sur l’espace d’exposition. L’angle, déplacé, décentré, perturbe la lecture habituelle du mur et du sol. Le spectateur devient conscient de la géométrie qui l’entoure. L’espace cesse d’être neutre. Il devient problématique.

 

90 DEGRES n’est donc pas une série formelle. C’est une série structurelle. Elle interroge les fondations mêmes du cadre au sens architectural comme au sens symbolique. En exposant l’angle droit comme un objet, Kiss rend visible ce qui organise silencieusement notre perception.

 

Alice Heart

 

 

 

With the 90 DEGREES series, Mathias Kiss performs a gesture of silent radicality: he takes the right angle—the invisible foundation of Western architecture—and makes it the very subject of the work.

 

The 90° angle is the most normative element of our built environment. It structures walls, frames, furniture, and thresholds. It organizes stability, rationality, and spatial hierarchy. In this series, Kiss isolates this angle, extracting it from its constructive function and transforming it into an autonomous entity. What was once structure becomes sculpture.

 

The works do not represent the angle; they materialize it. Here, the 90° angle appears multiplied, sometimes dismantled, sometimes suspended. It is no longer the discreet tool of an invisible organization; it becomes tension, fracture, and presence.

 

By stripping the angle of its utilitarian role, the artist reveals its ideological dimension. The right angle embodies a philosophy of mastery, control, and rectitude. To subvert, repeat, or displace it is to question the very system that underpins classical architecture and, more broadly, Western cultural order.

 

This series continues Kiss’s exploration of decorative and architectural vocabulary. However, where his previous works played with ornament and citation, 90 DEGREES adopts a drier, almost minimal formal economy. Ornament disappears in favor of a bare structural principle.

There is a productive tension here between heritage and abstraction. The precision of execution reflects a craftsmanship linked to the "métiers d’art" and French decorative tradition, while the formal reduction dialogues with the history of minimalism and conceptual art. Kiss does not choose between these two fields; he brings them into friction.

 

Phenomenologically, the work acts upon the exhibition space. The displaced, off-center angle disrupts the habitual reading of the wall and floor. The viewer becomes conscious of the geometry surrounding them. Space ceases to be neutral; it becomes problematic.

 

90 DEGREES is therefore not a formal series. It is a structural series. It interrogates the very foundations of the "frame"—in both the architectural and symbolic sense. By exhibiting the right angle as an object, Kiss makes visible that which silently organizes our perception.

 

Alice Heart

 

 

Frame for no picture serie 90°
Frame for no picture serie 90°
Out of frame, 90° series

Sculpture / Bois, acrylique, 97 x 123 cm / Prix sur demande / 2018

Wood, acrylic / Private collection / 2018

Golden Snake série 90°
Golden Snake série 90°
Golden Snake, 90° series

Installation artistique / Plâtre, dorure, dimensions variables / Palais de Tokyo, Paris / 2016

Installation / Plaster, gilding / Palais de Tokyo, Paris / 2016

Leak série Liquid Mirror
Leak série Liquid Mirror
Leak, Liquid Mirror series

Installation artistique / Miroir, dimensions variables / Collection privée / 2019

Installation / Mirror / Private collection / 2019

 

Avec la série Liquid Mirror, Mathias Kiss poursuit une investigation radicale du miroir comme dispositif à la fois architectural, symbolique et perceptif. Là où le miroir classique affirme une fonction refléter, structurer, agrandir Liquid Mirror en perturbe les axiomes fondamentaux.

 

Historiquement associé au pouvoir, à la représentation et à la maîtrise du regard, le miroir est ici soumis à un processus de liquéfaction formelle. Le cadre disparaît, la géométrie se dissout, la surface semble céder à une force interne. Le miroir ne contient plus l’espace : il paraît en être affecté.

 

Cette série s’inscrit dans la continuité du travail de l’artiste autour du vocabulaire ornemental et architectural moulures, trumeaux, fragments décoratifs mais opère un déplacement crucial. Là où ses œuvres précédentes citaient et déconstruisaient les codes classiques, Liquid Mirror introduit une dimension quasi organique. Le miroir devient matière instable, membrane, peau.

 

L’effet produit n’est pas seulement esthétique, il est phénoménologique. Le spectateur ne se voit plus dans un plan stable mais dans une surface altérée, ondulée, parfois affaissée. L’image renvoyée est déformée, fragmentée, mouvante. Ce n’est plus une confirmation identitaire, mais une expérience de perte de repère. Kiss transforme ainsi un outil de narcissisme en instrument critique.

 

On peut lire cette liquéfaction comme une métaphore contemporaine: effondrement des certitudes, instabilité des cadres culturels, fluidité des identités. Le miroir, traditionnellement symbole de vérité, devient ici surface douteuse. Il ne restitue plus fidèlement, il interprète, il perturbe, il dramatise.

 

La tension entre maîtrise artisanale et apparente dissolution formelle est centrale. La précision technique découpe, tension, mise en forme contraste avec l’impression d’un matériau soumis à la gravité ou à une fusion thermique. Cette ambivalence entre contrôle et accident inscrit l’œuvre dans un dialogue subtil entre héritage décoratif français et esthétique post-minimaliste.

 

Liquid Mirror n’est pas un simple objet sculptural: c’est un seuil. Un point de friction entre architecture et corps, entre image et matière, entre stabilité historique et instabilité contemporaine. En liquéfiant le miroir, Kiss liquéfie symboliquement le cadre même de la représentation.

 

Alice Heart

 

 

 

With the Liquid Mirror series, Mathias Kiss continues a radical investigation of the mirror as an architectural, symbolic, and perceptive device. Where the classical mirror asserts a function—to reflect, to structure, to enlarge—Liquid Mirror disrupts its fundamental axioms.

 

Historically associated with power, representation, and the mastery of the gaze, the mirror is here subjected to a process of formal liquefaction. The frame disappears, the geometry dissolves, and the surface seems to yield to an internal force. The mirror no longer contains space: it appears to be affected by it.

 

This series follows the artist's ongoing work regarding ornamental and architectural vocabulary—mouldings, trumeaux, decorative fragments—but effects a crucial shift. Where his previous works cited and deconstructed classical codes, Liquid Mirror introduces an almost organic dimension. The mirror becomes unstable matter, a membrane, a skin.

 

The resulting effect is not merely aesthetic, but phenomenological. The viewer no longer sees themselves in a stable plane, but in an altered, undulating, sometimes sagging surface. The reflected image is distorted, fragmented, shifting. It is no longer a confirmation of identity, but an experience of losing one's bearings. Kiss thus transforms a tool of narcissism into a critical instrument.

 

This liquefaction can be read as a contemporary metaphor: the collapse of certainties, the instability of cultural frameworks, the fluidity of identities. The mirror, traditionally a symbol of truth, here becomes a surface of doubt. It no longer reflects faithfully; it interprets, disturbs, and dramatizes.

 

The tension between artisanal mastery and apparent formal dissolution is central. The technical precision—cutting, tension, shaping—contrasts with the impression of a material subjected to gravity or thermal fusion. This ambivalence between control and accident places the work in a subtle dialogue between French decorative heritage and post-minimalist aesthetics.

 

Liquid Mirror is not a simple sculptural object: it is a threshold. A point of friction between architecture and body, between image and matter, between historical stability and contemporary instability. By liquefying the mirror, Kiss symbolically liquefies the very frame of representation.

 

Alice Heart

 

 

Raining série Liquid Mirror
Raining série Liquid Mirror
Raining, Liquid Mirror series

Installation artistique / Mosaïque de miroirs, dimensions variables / Hôtel Meurice, Paris / 2026

 

Installation / Mirror mosaic / Hôtel Meurice, Paris / 2026

Surface série Liquid Mirror
Surface série Liquid Mirror
Surface, Liquid Mirror series

Installation artistique / Bois, miroir, dimensions 7 x 10 m / Palais des Beaux Arts, Lille / 2019

Installation / Wood, mirror / Palais des Beaux Arts, Lille / 2019

Skyline série Limitless
Skyline série Limitless
Skyline, Limitless series

Sculpture / Peinture sur toile, dimensions variables / Collectionneur privé / 2024

Installation / Painting on canvas / Private collector / 2024

 

Dans la série SKYLINE, issue du corpus A Piece of Sky, Mathias Kiss poursuit une recherche radicale sur l’espace, la perception et l’architecture mentale. À travers ces œuvres, l’artiste extrait le ciel de sa condition atmosphérique pour en faire une matière plastique, un fragment tangible, presque architectural.

 

SKYLINE ne représente pas l’horizon urbain, il en propose une abstraction critique. Kiss substitue à la ligne familière de la ville une découpe, une fracture, un profil instable qui agit comme une frontière symbolique entre le visible et l’invisible. Le ciel, traditionnellement perçu comme arrière-plan infini et immatériel, devient ici un volume, un plan découpé, un territoire saisi dans sa limite.

 

L’artiste travaille la notion de cadre élément central de son œuvre non comme simple dispositif de présentation mais comme outil conceptuel. Le cadre devient architecture autonome, surface d’émancipation. Dans SKYLINE, il ne délimite plus une image, il construit une portion de monde. Cette inversion est essentielle. Elle engage une réflexion sur notre manière d’habiter l’espace et d’en percevoir les frontières.

 

La série s’inscrit dans la continuité des recherches de Kiss sur l’ornement et la déconstruction des codes classiques. Formé aux métiers d’art, il détourne les savoir-faire traditionnels pour en révéler la charge politique et symbolique. Ici, la SKYLINE motif moderne par excellence, associé à la puissance économique et à la verticalité conquérante est réduite à une ligne fragile, parfois disloquée, qui semble hésiter entre expansion et effacement.

 

Ce qui frappe dans SKYLINE, c’est la tension constante entre monumentalité et minimalisme. Les œuvres, souvent d’une grande sobriété formelle, produisent néanmoins une expérience physique intense, elles modifient la perception du mur, du plafond, du vide environnant. Le spectateur ne regarde plus une œuvre, il éprouve un seuil.

 

Alice Heart

 

 

 

In the SKYLINE series, derived from the A Piece of Sky body of work, Mathias Kiss continues a radical exploration of space, perception, and mental architecture. Through these works, the artist extracts the sky from its atmospheric condition to transform it into a plastic medium—a tangible, almost architectural fragment.

 

SKYLINE does not represent the urban horizon; it proposes a critical abstraction of it. Kiss replaces the city's familiar line with a cutout, a fracture, an unstable profile that acts as a symbolic boundary between the visible and the invisible. The sky, traditionally perceived as an infinite and immaterial background, becomes here a volume, a carved plane, a territory seized within its own limits.

 

The artist treats the notion of the frame—a central element of his work—not as a simple presentation device, but as a conceptual tool. The frame becomes an autonomous architecture, a surface of emancipation. In SKYLINE, it no longer delimits an image; it constructs a portion of the world. This inversion is essential. It engages a reflection on how we inhabit space and perceive its boundaries.

 

The series is a continuation of Kiss's research into ornament and the deconstruction of classical codes. Trained in the métiers d’art, he subverts traditional expertise to reveal its political and symbolic weight. Here, the SKYLINE—the ultimate modern motif, associated with economic power and conquering verticality—is reduced to a fragile, sometimes dislocated line that seems to hesitate between expansion and erasure.

 

What is striking in SKYLINE is the constant tension between monumentality and minimalism. The works, often characterized by great formal sobriety, nonetheless produce an intense physical experience; they alter the perception of the wall, the ceiling, and the surrounding void. The viewer is no longer looking at a work; they are experiencing a threshold.

 

Alice Heart

 

 

Piece of Sky série Limitless
Piece of Sky série Limitless
Piece of Sky, Limitless series

Triptyque / Collage papier sur toile, 1.5 x 4.5 m / Collection Atossa Kacerovsky / 2018

 

Triptych / Paper collage on canvas / Private collector / 2018

Besoin d'Air série Limitless
Besoin d'Air série Limitless
Besoin d'Air, Limitless series

Peinture panoramique / Acrylique / Collection Hôtel Cayré, Paris / 2024

Panoramic painting / Hôtel Cayré Collection, Paris / 2024

Watch you burn
Watch you burn
Watch you burn

Sculpture / Bois, miroir, 150 x 215 cm / Collection Atossa Kacerovsky / 2023

 

 

Sculpture / Wood, mirror, 150 x 215 cm / Private collection / 2023

Mathias Kiss bouscule les codes de l’héritage classique par l’approche avant-gardiste de ses  œuvres à la croisée de la peinture, de la sculpture et de l’installation architecturale. Son  travail provoque l’effacement des barrières entre l’art et l’artisanat, dans la lignée de  courants artistiques comme le mouvement Arts & Crafts ou l’école du Bauhaus. Il acquiert 

une maîtrise du vocabulaire académique chez les Compagnons grâce aux savoir-faire en  peinture décorative appliqués à la restauration des monuments historiques (techniques de la  feuille d’or, effets en trompe l’œil à base de miroirs, faux-marbres ou ciels peints...). 

Au terme de son apprentissage, l’artiste s’affranchit des dogmes dictés par sa corporation en  puisant dans des références situées à l’opposé de sa culture d’origine : du brutalisme au  minimalisme en passant par le land art, mais aussi la pop culture et la culture digitale (Ciels  en pixels). Les éléments de décor sont déviés de leur statut ou de leur fonction, pour devenir  sculptures (Miroir froissé), toiles (les ciels), mais surtout installations in-situ, révélatrices de  l’esprit des lieux qu’elles investissent (Kiss Room, Golden Snake, etc.). 

Dans le sillon des décorateurs-ensembliers, ces dernières possèdent un sens puissant de la  mise en scène, proches de « l’art total », et mobilisent régulièrement sa famille artistique.  Mathias Kiss est basé à Paris, dans son atelier/maison, un lieu hybride en perpétuel  renouvellement entre un atelier et une maison d’artiste. Il a exposé au Palais de Tokyo, au  Musée des Arts Décoratifs, au mudac de Lausanne, et puis, sous formes de cartes blanches  au Mobilier National et au Palais des Beaux-Arts de Lille.

 

David Herman

Mathias Kiss challenges the conventions of classical heritage through the avant-garde nature of his works, which blend painting, sculpture, and architectural installation. His practice breaks down the barriers between art and craft, following in the tradition of movements like Arts & Crafts and the Bauhaus school. He mastered academic techniques as a Compagnon, learning decorative painting skills used in restoring historical monuments—including gold leaf application, trompe-l'œil mirror effects, faux marble, and painted skies.

After completing his training, the artist freed himself from the doctrines of his guild by drawing on references completely opposed to his original background: brutalism, minimalism, and land art, as well as pop culture and digital culture (Pixelated Skies). Decorative elements are diverted from their traditional status or function to become sculptures (Crumpled Mirror) and canvases (the skies), but most importantly, site-specific installations that reveal the spirit of the spaces they inhabit (Kiss Room, Golden Snake, etc.).

Like the decorator-ensembliers before him, these installations have a powerful sense of theatrical staging, approaching the idea of the "total artwork," and regularly involve his artistic circle. Mathias Kiss is based in Paris in his studio/home, a hybrid space constantly evolving between workshop and artist's residence. He has exhibited at the Palais de Tokyo, the Musée des Arts Décoratifs, the mudac in Lausanne, and through solo presentations at the Mobilier National and the Palais des Beaux-Arts in Lille.

 

David Herman (translated from)

Watch you burn
Watch you burn
Watch you burn

Sculpture / Bois, laque noire, plâtre, 130 x 240 cm / Collection privée / 2024

 

Sculpture / Wood, black lacquer, plaster, 130 x 240 cm / Private collection / 2024

Watch you burn
Watch you burn
Watch you burn

Sculpture / Bois, miroir, 2 x 4 m / Collection Privée / 2025

Sculpture / Wood, mirror, 2 x 4 m / Private collection / 2025

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