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INSTALLATION

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Ciel

Sans 90 Degrés

90 Degrés

Liquid Mirror

Fondamental dans le travail de Mathias Kiss, sujet hautement symbolique, synonyme de liberté et d'évasion, de rêves et seule fenêtre artistique durant les années, ou, ouvrier, il rêvait de s'émanciper du déterminisme scolaire et social qu'il combat aujourd'hui entre commandes privées "in situ" et travaux personnels, défendant un savoir faire traditionnel qu'il confronte au numérique de notre époque.

 

Cette thématique perpétuée sur plusieurs médiums et échelles s'attache à défendre ce message personnel rempli d'universalité et de rêves pas si utopistes, espère-t-il...

Utopia

Série commencée il y a une dizaine d'années, symbole d'universalité qu'il défend, il s'affranchit ici des dogmes techniques et esthétiques avec lesquel il a grandi lors de ses années d'apprentissage, il libère ici le geste et tend à coller à l'époque et ses inquiétudes...

 

Travail sur toile de la série UTOPIA, début d'un geste plus libre, sortant du cadre des BESOIN D'AIR, Mathias ici s'autorise la spontanéité et une urgence visible, jonglant entre poésie, lyrisme et dramaturgie, ce travail est à la jonction du figuratif qu'il maitrise et de la déconstruction qui l'obsède.

UTOPIA, travaux en cours, atelier Paris 19e.
UTOPIA, travaux en cours, atelier Paris 19e.
MOONSKY, peinture sur toile, diamètre 2.60m, prix sur demande.
MOONSKY, peinture sur toile, diamètre 2.60m, prix sur demande.

Piece of sky

Avec A PIECE OF SKY, Mathias Kiss poursuit une recherche fondamentale sur la notion de limite entre architecture et illusion, entre surface et profondeur, entre cadre et échappée. Cette série marque un moment clé dans son œuvre, elle radicalise son geste en extrayant le ciel de sa dimension atmosphérique pour en faire un matériau conceptuel et sculptural.

 

Le titre lui-même agit comme un paradoxe. Prélever “un morceau de ciel” suppose de circonscrire l’infini, de fragmenter ce qui, par essence, échappe à toute saisie. Kiss transforme cette impossibilité en programme artistique. Il ne représente pas le ciel, il le découpe, l’encadre, le fait basculer dans l’espace réel. Le ciel devient plan, surface réfléchissante, volume suspendu une entité presque architectonique.

 

Formé aux métiers d’art et à la tradition ornementale française, Kiss détourne les codes classiques du cadre et du décor pour les libérer de leur fonction décorative. Dans A PIECE OF SKY, le cadre n’est plus un dispositif périphérique, il devient sujet. Il se fragmente, se déploie, se retourne contre le mur qui l’accueille. L’œuvre ne se contente pas d’occuper l’espace, elle le reconfigure. Elle révèle les tensions invisibles de l’architecture environnante.

 

Le ciel, traditionnellement associé à l’élévation spirituelle et à la projection romantique, est ici ramené à une matérialité presque froide. Pourtant, loin de désenchanter le motif, Kiss en intensifie la charge poétique. Le spectateur est placé face à un seuil, entre réalité et illusion, entre dedans et dehors. Les surfaces miroitées ou monochromes captent l’environnement, absorbent la lumière, et transforment l’œuvre en interface perceptive.

 

Ce travail s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’émancipation. Depuis ses recherches sur la déconstruction du cadre, Kiss interroge les systèmes de contrainte esthétiques, sociaux, architecturaux. A PIECE OF SKY propose une échappée symbolique, un fragment d’ouverture dans un monde structuré par des frontières. Mais cette ouverture n’est jamais naïve, elle demeure découpée, cadrée, conditionnée. La liberté y apparaît comme un espace à construire plutôt qu’un état donné.

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PIECE OF SKY, plafond du Palais des Beaux Arts de Lille, 2019.
PIECE OF SKY, plafond du Palais des Beaux Arts de Lille, 2019.

Skyline

Dans la série SKYLINE, issue du corpus A Piece of Sky, Mathias Kiss poursuit une recherche radicale sur l’espace, la perception et l’architecture mentale. À travers ces œuvres, l’artiste extrait le ciel de sa condition atmosphérique pour en faire une matière plastique, un fragment tangible, presque architectural.

 

SKYLINE ne représente pas l’horizon urbain, il en propose une abstraction critique. Kiss substitue à la ligne familière de la ville une découpe, une fracture, un profil instable qui agit comme une frontière symbolique entre le visible et l’invisible. Le ciel, traditionnellement perçu comme arrière-plan infini et immatériel, devient ici un volume, un plan découpé, un territoire saisi dans sa limite.

 

L’artiste travaille la notion de cadre élément central de son œuvre non comme simple dispositif de présentation mais comme outil conceptuel. Le cadre devient architecture autonome, surface d’émancipation. Dans SKYLINE, il ne délimite plus une image, il construit une portion de monde. Cette inversion est essentielle. Elle engage une réflexion sur notre manière d’habiter l’espace et d’en percevoir les frontières.

 

La série s’inscrit dans la continuité des recherches de Kiss sur l’ornement et la déconstruction des codes classiques. Formé aux métiers d’art, il détourne les savoir-faire traditionnels pour en révéler la charge politique et symbolique. Ici, la SKYLINE motif moderne par excellence, associé à la puissance économique et à la verticalité conquérante est réduite à une ligne fragile, parfois disloquée, qui semble hésiter entre expansion et effacement.

 

Ce qui frappe dans SKYLINE, c’est la tension constante entre monumentalité et minimalisme. Les œuvres, souvent d’une grande sobriété formelle, produisent néanmoins une expérience physique intense, elles modifient la perception du mur, du plafond, du vide environnant. Le spectateur ne regarde plus une œuvre, il éprouve un seuil.

SKYLINE, installation, toiles peintes, 100 x 60 cm, 2024.
SKYLINE, installation, toiles peintes, 100 x 60 cm, 2024.
SKYLINE, sunset, bois laqué, 2024.
SKYLINE, sunset, bois laqué, 2024.

Avec la série SANS 90 DEGRES, Mathias Kiss accomplit un geste conceptuel d’une grande clarté, supprimer l’angle droit. Ce qui pourrait sembler une variation formelle devient, chez lui, une opération critique profonde.

 

L’angle à 90° constitue l’ossature invisible de l’architecture occidentale. Il organise la stabilité, la rationalité, l’orthogonalité du monde construit. L’enlever revient à attaquer le fondement même de notre système spatial. Dans cette série, Kiss ne déforme pas l’angle, il l’évacue. Il invente des structures où la perpendicularité n’existe plus.

 

Les œuvres génèrent ainsi une sensation de déséquilibre maîtrisé. Les lignes glissent, s’inclinent, se croisent sans jamais se stabiliser dans l’orthogonalité. Ce refus de la rectitude produit une tension permanente, l’objet semble toujours en train de chercher son point d’appui. Ce déplacement n’est pas décoratif. Il est structurel et symbolique. Supprimer le 90° revient à contester une pensée de la norme, de la verticalité autoritaire, de la géométrie imposée. Là où l’architecture classique affirme l’ordre, SANS 90 DEGRES introduit une instabilité contrôlée. La force de la série tient à son ambiguïté, les œuvres semblent fragiles, presque accidentelles, mais leur exécution révèle une maîtrise technique précise. Kiss, formé aux métiers d’art et à la tradition décorative, utilise ce savoir-faire pour produire un langage qui frôle l’abstraction minimale. L’artisanat devient outil conceptuel.

 

Phénoménologiquement, l’effet sur le spectateur est immédiat. L’œil cherche l’angle droit point de repère inconscient et ne le trouve pas. L’espace paraît légèrement déplacé. Le mur n’est plus neutre, il devient surface instable. L’œuvre ne s’impose pas par monumentalité, mais par perturbation perceptive.

 

Dans la continuité de ses recherches sur l’architecture et l’ornement, Kiss radicalise ici son approche. Après avoir isolé l’angle dans 90 Degrés, il en explore l’absence. Ce passage du sujet à la suppression révèle une cohérence conceptuelle forte, analyser les structures qui organisent notre regard, puis les démonter.

SANS 90 DEGRES s’inscrit ainsi dans un dialogue avec l’histoire de la sculpture minimale et conceptuelle, tout en conservant une dimension matérielle et architectonique singulière. Ce n’est pas une abstraction froide, c’est une architecture qui doute.

 

En supprimant l’angle droit, Mathias Kiss ne produit pas un simple effet formel. Il met en crise la géométrie de l’ordre. Il transforme une règle invisible en champ d’expérimentation. Là où l’architecture affirme la stabilité, il installe le doute.

Mirroir Froissé
Mirroir Froissé
Banquise
Banquise

Avec la série 90 DEGRES, Mathias Kiss opère un geste d’une radicalité silencieuse, il prend l’angle droit fondement invisible de l’architecture occidentale et en fait le sujet même de l'œuvre.

 

L’angle à 90° est l’élément le plus normatif de notre environnement construit. Il structure les murs, les cadres, les meubles, les seuils. Il organise la stabilité, la rationalité, la hiérarchie spatiale. Dans cette série, Kiss isole cet angle, l’extrait de sa fonction constructive et le transforme en entité autonome. Ce qui était structure devient sculpture.

 

Les œuvres ne représentent pas l’angle, elles le matérialisent. Le 90° y apparaît démultiplié, parfois démantelé, parfois suspendu. Il n’est plus l’outil discret d’une organisation invisible, il devient tension, fracture, présence.

 

En retirant l’angle de son rôle utilitaire, l’artiste révèle sa dimension idéologique. L’angle droit incarne une pensée de la maîtrise, du contrôle, de la rectitude. Le détourner, le répéter, le déplacer revient à interroger le système même qui fonde l’architecture classique et, plus largement, l’ordre culturel occidental.

 

Cette série s’inscrit dans la continuité du travail de Kiss sur le vocabulaire décoratif et architectural. Toutefois, là où ses œuvres précédentes jouaient avec l’ornement et la citation, 90 DEGRES adopte une économie formelle plus sèche, presque minimale. L’ornement disparaît au profit d’un principe structurel nu.

Il y a ici une tension productive entre héritage et abstraction. La précision d’exécution renvoie à un savoir-faire lié aux métiers d’art et à la tradition décorative française, tandis que la réduction formelle dialogue avec l’histoire du minimalisme et de l’art conceptuel. Kiss ne choisit pas entre ces deux champs, il les met en friction.

 

Phénoménologiquement, l’œuvre agit sur l’espace d’exposition. L’angle, déplacé, décentré, perturbe la lecture habituelle du mur et du sol. Le spectateur devient conscient de la géométrie qui l’entoure. L’espace cesse d’être neutre. Il devient problématique.

 

90 DEGRES n’est donc pas une série formelle. C’est une série structurelle. Elle interroge les fondations mêmes du cadre au sens architectural comme au sens symbolique. En exposant l’angle droit comme un objet, Kiss rend visible ce qui organise silencieusement notre perception.

Double Je - Palais de Tokyo
Double Je - Palais de Tokyo
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Avec la série Liquid Mirror, Mathias Kiss poursuit une investigation radicale du miroir comme dispositif à la fois architectural, symbolique et perceptif. Là où le miroir classique affirme une fonction refléter, structurer, agrandir Liquid Mirror en perturbe les axiomes fondamentaux.

 

Historiquement associé au pouvoir, à la représentation et à la maîtrise du regard, le miroir est ici soumis à un processus de liquéfaction formelle. Le cadre disparaît, la géométrie se dissout, la surface semble céder à une force interne. Le miroir ne contient plus l’espace : il paraît en être affecté.

 

Cette série s’inscrit dans la continuité du travail de l’artiste autour du vocabulaire ornemental et architectural moulures, trumeaux, fragments décoratifs mais opère un déplacement crucial. Là où ses œuvres précédentes citaient et déconstruisaient les codes classiques, Liquid Mirror introduit une dimension quasi organique. Le miroir devient matière instable, membrane, peau.

 

L’effet produit n’est pas seulement esthétique, il est phénoménologique. Le spectateur ne se voit plus dans un plan stable mais dans une surface altérée, ondulée, parfois affaissée. L’image renvoyée est déformée, fragmentée, mouvante. Ce n’est plus une confirmation identitaire, mais une expérience de perte de repère. Kiss transforme ainsi un outil de narcissisme en instrument critique.

 

On peut lire cette liquéfaction comme une métaphore contemporaine: effondrement des certitudes, instabilité des cadres culturels, fluidité des identités. Le miroir, traditionnellement symbole de vérité, devient ici surface douteuse. Il ne restitue plus fidèlement, il interprète, il perturbe, il dramatise.

 

La tension entre maîtrise artisanale et apparente dissolution formelle est centrale. La précision technique découpe, tension, mise en forme contraste avec l’impression d’un matériau soumis à la gravité ou à une fusion thermique. Cette ambivalence entre contrôle et accident inscrit l’œuvre dans un dialogue subtil entre héritage décoratif français et esthétique post-minimaliste.

 

Liquid Mirror n’est pas un simple objet sculptural: c’est un seuil. Un point de friction entre architecture et corps, entre image et matière, entre stabilité historique et instabilité contemporaine. En liquéfiant le miroir, Kiss liquéfie symboliquement le cadre même de la représentation.

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Palais des Beaux Arts de Lille
Palais des Beaux Arts de Lille

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